Je reviens de 3 jours de visite, une partie en Côte d’Ivoire et l’autre en Guinée. L’histoire et la situation de ces deux pays sont bien différentes mais un point reste commun : l’Union européenne soutient ces pays dans leur chemin vers la stabilité, la démocratie et le développement. Je m’étais engagé à me rendre en Côte d’ivoire dès que les conditions le permettaient pour rencontrer le Président Ouattara et lui assurer du soutien ferme et continu de l’Union dans sa tâche immense. En Guinée, j’ai voulu également rencontrer le Président Condé, pour saluer le processus de transition et encourager sa poursuite dans les meilleures conditions.
Voici les messages que j’ai passé les 6 et 7 mai derniers.
Conférence de presse Andris Piebalgs, Commissaire européen au développement, Côte d’Ivoire, 6 mai 2011
- Ma visite en Côte d’Ivoire intervient seulement 3 semaines après la fin du conflit. En tant que premier européen visitant la Côte d’Ivoire, je veux confirmer l’engagement fort et sur le long terme, de l’Union européenne aux côtés de la Côte d’Ivoire.
- Depuis l’annonce des résultats des élections présidentielles en novembre 2010, l’Union européenne a constamment et fermement soutenu le Président légitimement élu.
- Aujourd’hui, je suis très heureux de pouvoir rencontrer le Président Ouattara et lancer immédiatement des projets pour l’aider dans sa tâche immense de réconciliation et de relance du pays.
- Nous avons fait le point sur les besoins immédiats, et à moyen terme, de la Côte d’Ivoire.
- Le Président nous a indiqué les secteurs considérés prioritaires :
- En premier lieu, le retour à la sécurité et à l’Etat de droit, à travers un processus de réconciliation nationale. C’est la condition indispensable pour permettre au pays de se relancer sur de bonnes bases. L’Union européenne salue notamment la volonté du Président Ouattara de faire la lumière sur les événements qui ont eu lieu ces derniers mois, et de ne pas laisser l’impunité régner.
- La seconde priorité est celle de la relance de l’économie et des secteurs sociaux. Cela passe notamment par une transition fluide entre l’aide d’urgence et l’aide de plus long terme.
- L’Union européenne va répondre à ces demandes.
- Nous avons débloqué, dès le 12 avril dernier, 180 millions d’euros disponible de façon immédiate.
- En parallèle, l’Union européenne a également levé les sanctions frappant les secteurs économiques et les ports pour permettre à l’économie de redémarrer.
- A cela s’ajoute les 60 millions d’euros alloués à l’aide humanitaire d’urgence par la Commission, qui a soutenu, et continue de soutenir, les ONG présentes en Côte d’Ivoire.
- Dans l’immédiat, nous allons redémarrer des projets suspendus pendant la crise, à hauteur de 70 millions d’euros. La majorité ira au rétablissement de l’électricité et de l’eau.
- Aujourd’hui, nous avons également signé trois autres projets pour un montant de 44 millions d’euros, qui vont aider l’agriculture et la réforme du secteur de la justice.
- Les secteurs du sucre, du coton, et de l’agriculture vivrière vont recevoir 28 millions d’euros. Cette aide permettra de relancer le secteur agricole, qui est l’un des poumons de l’économie ivoirienne.
- 18 millions d’euros seront consacrés à la réforme du secteur de la justice. L’objectif est d’améliorer l’efficacité, la transparence et l’équité de la justice ivoirienne. Ceci contribuera en partie à l’appui au processus de réconciliation nationale.
- L’UE est, et restera, aux côtés de la Côte d’Ivoire. Le succès, ou l’échec, de la relance du pays aura également un impact essentiel sur la région, et le continent africain. La Côte d’Ivoire doit redevenir la locomotive économique de l’Afrique de l’Ouest.
- Nous travaillons dans cet objectif en étroite coordination avec la France et les autres Etats européens pour maximiser nos appuis.
- J’espère que notre aide contribuera à remettre le pays sur les voies de la stabilité, du développement et d’une croissance, qui bénéficie à tous les citoyens.
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